Le 23 décembre, avant de quitter l'hôpital, on m'a posé sous la peau, un système qui permet des injections sans solliciter trop souvent le système veineux. (Sabine en parle ailleurs...)

Habituellement, m'avait dit le chirurgien, une intervention de 20 minutes sous anesthésie locale.

La jeune interne à qui est confiée la mission, toute sûre d'elle au début, commence à perdre contenance au bout d'1h15 de vaines tentatives. L'effet anesthésique disparaît, j'ai mal, elle commence à paniquer. La tête enfouie sous un drap, je n'ai pas arrêté de demander à Jésus une aide concrète…

« Vous avez ce qu'on appelle une anatomie atypique » me dit-elle. Atypique, atypique ! Est-ce que j'ai une gueule d'atypique ?

Zut, j'ai oublié d'invoquer mon ange gardien. Je l'appelle immédiatement au secours. Mais la pauvrette continue à me malaxer les chairs dans tous les sens. Ça fait mal.

Alors, la question que je me pose : ce n'est pas mon ange gardien que je dois appeler, mais le sien !

Ce que je fais immédiatement : 15 secondes après, un interne entre dans la salle d'intervention et propose discrètement son aide, histoire de ne pas vexer la jeunesse. En quelques minutes l'affaire est faite...

Tous à vos livres de théologie. Puis-je invoquer avec succès la présence d'un ange gardien qui n'est pas le mien ?